Des filets compostables et biodégradables

Concevoir un filet de pêche à partir de matériaux biosourcés, valorisables par voie de recyclage ou de compostage et biodégradables sans diffusion de microplastiques persistants. Tel est l’enjeu d’un projet déployé par le Parc naturel marin avec les entreprises Seabird, Nautique Conseil et le bureau d’étude Océanic développement, en partenariat avec l’organisation de producteurs FROM Nord.

 

Il s’agit d’un trémail, filet composé de trois nappes superposées, utilisé par les fileyeurs, pêcheurs pratiquant la petite pêche côtière.


Un fileyeur utiliserait chaque année 7 tonnes de filets en nylon, ce qui représente une très grande quantité de déchets, dont le recyclage est à ce jour impossible. Or le prototype sur lequel a travaillé le Parc naturel marin doit pouvoir se composter : le projet amènera donc une très importante amélioration de la gestion des déchets liés à l’activité de pêche.

 

Jérémy Devogel, patron du fileyeur le Néréides II et un agent du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale quelques jours avant l’expérimentation en juin 2020 de filets biosourcés et biodégradables.

Jérémy Devogel, patron du fileyeur le Néréides II et un agent du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale quelques jours avant l’expérimentation en juin 2020 de filets biosourcés et biodégradables.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Jérémy Devogel, patron du fileyeur le Néréides II et un agent du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale quelques jours avant l’expérimentation en juin 2020 de filets biosourcés et biodégradables.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Jérémy Devogel, patron du fileyeur le Néréides II et un agent du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale quelques jours avant l’expérimentation en juin 2020 de filets biosourcés et biodégradables.

Jérémy Devogel, patron du fileyeur le Néréides II et un agent du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale quelques jours avant l’expérimentation en juin 2020 de filets biosourcés et biodégradables.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Jérémy Devogel, patron du fileyeur le Néréides II et un agent du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale quelques jours avant l’expérimentation en juin 2020 de filets biosourcés et biodégradables.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Mais ce n’est pas tout, un morceau de filet perdu dans la mer– déchiré, tombé, pris dans une épave - peut continuer de pêcher pendant de nombreuses années, on parle de « pêche fantôme ». Le filet représente aussi un danger pour la navigation, un risque pour les mammifères marins et les oiseaux de mer, et plus généralement une pollution de l’environnement. Les filets en nylon ont une durée de dégradation très importante. S’ils finissent par se décomposer, c’est sous forme de micro-plastiques.
L’objectif du Parc naturel marin et du FROM Nord est ainsi de concevoir un filet utilisable au-delà d’une année. Après quoi, - s’il devait être perdu -, il se décomposera plus rapidement et sera assimilé naturellement par le processus de biodégradation, sans impact persistant sur l’environnement.

 

Le projet est en phase de test : un prototype est utilisé en conditions réelles par un pêcheur de Boulogne sur Mer. Des analyses et de nouveaux prototypes suivront, jusqu’à la conception d’un filet de pêche satisfaisant tant pour le professionnel que pour l’environnement.

 

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