Je découvre - les usages industriels

Le périmètre du Parc est le lieu d’usages industriels spécifiques :

  • liés au détroit du pas de Calais : trafic maritime, navigation, cables sous-marins, extraction de granulats, etc. :
  • liés à des caractéristiques particulières de son littoral : exploitation du cordon de galets ;
  • liés au développement des énergies marines renouvelables.

Le transport et la navigation maritime

Visible depuis les côtes du Boulonnais, le trafic maritime dans le détroit du pas de Calais est l’un des plus importants au monde : il s’y concentre 20% du trafic maritime mondial. A ce trafic s’ajoute ceux de la pêche (française et étrangère) et de la plaisance. En effet, les limites du Parc longent la voie montante du dispositif de séparation du trafic (DST), mis en place pour garantir le transit des navires sans entraves.

La circulation maritime dans le détroit du pas de Calais concerne toutes sortes de marchandises dont une forte proportion de matières dites « dangereuses » (30% du trafic).

En moyenne 200 navires se croisent quotidiennement au large du Parc naturel marin, ce qui est potentiellement facteur de risques et source de perturbations :

  • Risques de pollutions accidentelles (eaux usées, marées noires par exemple),
  • Rejets illicites (hydrocarbures, eaux usées, eaux de ballasts et potentiel d’introduction d’espèces non indigènes associé),
  • Bruit et collision entre les navires et avec la faune.
A bord du ferry entre Calais et Douvres

A bord du ferry entre Calais et Douvres

Line Viera / Office français de la biodiversité

A bord du ferry entre Calais et Douvres

Line Viera / Office français de la biodiversité

Cargo dans le détroit du Nord-Pas-de-Calais

Cargo dans le détroit du Nord-Pas-de-Calais

Marie-Dominique Monbrun / Office français de la biodiversité

Cargo dans le détroit du Nord-Pas-de-Calais

Marie-Dominique Monbrun / Office français de la biodiversité

La liaison Transmanche avec le ferry au large de Boulogne-sur-Mer en route pour l'Angleterre

La liaison Transmanche avec le ferry au large de Boulogne-sur-Mer en route pour l'Angleterre

Laurent Mignaux / Terra

La liaison Transmanche avec le ferry au large de Boulogne-sur-Mer en route pour l'Angleterre

Laurent Mignaux / Terra

Extraction et production de galets siliceux pour la céramique et la décoration, mais également - une fois transformés - pour la filtration des eaux, le papier abrasif, les cosmétiques, la peinture réfléchissante, etc.

Extraction et production de galets siliceux pour la céramique et la décoration, mais également - une fois transformés - pour la filtration des eaux, le papier abrasif, les cosmétiques, la peinture réfléchissante, etc.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Extraction et production de galets siliceux pour la céramique et la décoration, mais également - une fois transformés - pour la filtration des eaux, le papier abrasif, les cosmétiques, la peinture réfléchissante, etc.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Extraction et production de galets siliceux pour la céramique et la décoration, mais également - une fois transformés - pour la filtration des eaux, le papier abrasif, les cosmétiques, la peinture réfléchissante, etc.

Extraction et production de galets siliceux pour la céramique et la décoration, mais également - une fois transformés - pour la filtration des eaux, le papier abrasif, les cosmétiques, la peinture réfléchissante, etc.

Line Viera / Office français de la biodiversité

Extraction et production de galets siliceux pour la céramique et la décoration, mais également - une fois transformés - pour la filtration des eaux, le papier abrasif, les cosmétiques, la peinture réfléchissante, etc.

Line Viera / Office français de la biodiversité

L’extraction de galets

Le seul pôle industriel français d’extraction et de production de galets siliceux d’origine marine se trouve en baie de Somme. Il a une production annuelle, en carrière et sur l’estran, de près de 370 000 tonnes. A Cayeux-sur-Mer, un foyer sur six est concerné par cette activité.
Les galets sont exploités depuis le XIXe siècle. Ils servent - après triage, concassage ou cuisson - à élaborer différents produits : céramique, résines, béton, routes, colles, etc.


Considéré comme un habitat pionnier rare en Europe, le cordon de galets qui s’étend entre Cayeux-sur-Mer et Le Hourdel bénéficie d’un arrêté de protection de biotope depuis juillet 2004 sur une superficie de 263 ha. Les exploitants s’impliquent dans une démarche de maitrise des incidences sur l’environnement.

L’extraction de granulats marins

Les granulats marins sont des granulats élaborés à partir de matériaux extraits du sol et du sous-sol de la mer. En France, ils jouent un rôle croissant dans l’approvisionnement en matériaux pour l’industrie du bâtiment, en agronomie, mais aussi pour la protection contre l’érosion côtière par rechargement de plages.
Dès les années 1970, des concessions d’extraction de granulats marins sur les côtes de la Manche ont été accordées et aujourd’hui six concessions sont autorisées sur cette façade maritime. En France, l’extraction en mer reste marginale (2%) du fait des démarches d’autorisation et des coûts très importants pour l’exploitation de cette ressource. Les prospections réalisées par l’Ifremer et le BRGM montrent d’importantes ressources disponibles dans les eaux territoriales françaises, notamment en Manche orientale.
Actuellement, aucune zone d’extraction n’est définie dans le périmètre du Parc.

Parc éolien de Thanet au large des côtes du Kent (Royaume-Unis). Mis en service en 2010, ce parc de 100 turbines réparties sur 35 km² a une capacité installée de 300 MW.

Parc éolien de Thanet au large des côtes du Kent (Royaume-Unis). Mis en service en 2010, ce parc de 100 turbines réparties sur 35 km² a une capacité installée de 300 MW.

CRPMEM Hauts-de-France

Parc éolien de Thanet au large des côtes du Kent (Royaume-Unis). Mis en service en 2010, ce parc de 100 turbines réparties sur 35 km² a une capacité installée de 300 MW.

CRPMEM Hauts-de-France

Les énergies renouvelables

Les énergies marines renouvelables (EMR) concernent l’énergie éolienne, l’énergie des vagues et de la houle, l’énergie thermique des mers, l’énergie osmotique et l’exploitation de la biomasse marine.

 

Les EMR demandent dans la durée, un investissement local en matière de recherche, d’innovation et d’expérimentation.

Les câbles sous-marins

Un grand nombre de câbles repose sur les fonds marins, pour les télécommunications ou le transfert d’énergie électrique. Certains d’entre eux sont transversaux entre la France et la Grande-Bretagne et tapissent la Manche.

La pose de câbles nécessite des aménagements à la côte.